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Le fusing

Ce terme anglo-saxon désigne une technique de fusion de morceaux de verre préalablement disposés sur une base, par cuisson contrôlée dans un four aux environs de 800°-850°, jusqu’à l’obtention d’un ensemble homogène. Au cours de l’opération, le verre devient pâteux mais il n’atteint pas l’état liquide. Le thermoformage ou ” slumping ” peuvent compléter cette opération. Cette technique permet de mettre en forme dans un moule approprié le verre fusionné. Les contraintes de coefficient de dilatation doivent être respectées et la cuisson des verres suit une courbe de température spécifique à chaque type de verre. Ces courbes sont composées d’une montée en température en plusieurs phases, de cycles de recuisson et de refroidissement. Il faut noter que le fusing peut aussi être utilisé pour le thermocollage de différents éléments d’une pièce tout en respectant la compatibilité des verres.

Historique de la technique

Le fusing dérive directement de la technique antique du verre mosaïqué, pratiquée par les verriers hellénistiques au III° siècle av. J.C, puis dans tout le monde romain. Les pièces mosaïquées étaient exécutées en deux étapes. La première consistait dans l’assemblage de segments ou de sections de ” cannes ” de verre juxtaposées à froid sur une plaque, puis enfournées, réchauffées et parfaitement fusionnées. La deuxième consistait à poser le verre mosaïqué encore mou sur une forme ou dans un moule, avant de le porter au four de nouveau pour lui faire épouser cette forme. Repris par les verriers contemporains depuis les années 80, le fusing offre un moyen d’expression très souple et très pictural. La technologie actuelle permet de disposer de différentes catégories de verre adaptés, comme le Bullseye, le System 96, l’Artista, le Murano glass et la gamme de verre Flosing.